Un aspect interessant du match nul 0-0 du Napoli face à la Fiorentina ce week-end est le fait d'y voir une défense à 3 affrontant une attaque à 3. Sinisa Mihajlovic souhaite en effet exploiter la faiblesse du Napoli sur les côtés.
Un match de début de saison l'an dernier entre ces deux équipes avait été très interessant tactiquement, car Walter Mazzari avait utilisé un système assymétrique face au 4-2-3-1 de la Fiorentina, Campagnaro montant face à Vargas en situation offensive, et laissant Maggio en charge du péruvien quand le ballon était florentin.
La Fiorentina joue désormais 4-3-3, et c'est sur l'autre flanc que l'attention se porte. Alessio Cerci reste haut et large sur le côté droit, parfois redescendant défendre sur Andrea Dossena, mais toujours en se plaçant dans une position permettant de partir rapidement en contre. Sa présence a l'effet important d'excentrer le nouveau défenseur du Napoli, Fideleff. Ce dernier a fait une erreur en milieu de semaine et parait nerveux sur ce match.
Le point important de ce match n'est pas le score final, ni même la domination d'une équipe ou d'une autre : c'est surtout la manière dont la formation de Naples a été distendue au point de se désintégrer, une chose que peu d'entraineurs ont réussi à faire au cours de l'année passée. Un facteur important dans cette désorganisation – bien que ce ne soit pas le seul – est le fait d'affronter une attaque à 3 utilisant toute la largeur, chose assez rare en Série A.
Fideleff est dans un état tel que Napoli a peur de le laisser en 1 vs 1 face à Cerci, qui a fait un très bon match, démontrant ses qualités de dribbleur et sa vitesse. En conséquence, Dossena doit souvent revenir au marquage de Cerci. Vargas jouant plus bas sur l'autre aile et suivant les mouvements de Juan Zuniga, le Napoli se retouve à 4 vs 2 (Campagnaro, Cannavaro, Fideleff etDossan vs Cerci et Jovetic). Campagnaro pourrait alors monter un peu plus pour réequilibrer la répartition des joueurs sur le terrain, mais les bons déplacements de Stevan Jovetic le font hésiter à quitter la défense.
Tout ceci se produit dans un match de contre-attaques, où la bataille du milieu (donc le nombre de joueurs qui y sont engagés) n'est donc pas déterminante. La Fiorentina profite d'un 3 vs 2 dans cette zone, Marek Hamsik restant assez large, et a dominé la possession de balle en 1ère période. Naples accepte cet état de fait, prêt à contrer, mais rencontre 2 problèmes : (a) La Fiorentina occupe bien le centre du terrain, rendant difficile les remontées de balle par l'axe (b) Les latéraux du Napoli n'ont pas de liberté – Dossena est toujours inquieté par Cerci, et Vargas traque Zuniga – bien que le Colombien réussisse un bon match.
Mazzarri fait deux changements pour mettre le Napoli au commandes. Fideleff ne dure que jusqu'à là 54ème minute remplacé alors par Salvatore Aronica, défenseur côté gauche experimenté qui est efficace dans ce rôle. C'est une illustration de la menace représentée par Cerci. Le remplacement suivant, à la 72ème, est l'aveu de la faillit du système des Napolitains. Goran Pandev remplace Dossena, Aronica se retrouve arrière-gauche, Zuniga arrière-droite et Napoli se retrouve alors en 4-2-3-1 / 4-2-4.
Défensivement, cela répond bien plus facilement au 4-3-3 de la Fiorentina, et le Napoli domine les 25 dernières minutes. Cerci devient peu dangereux et la Fiorentina ne semble plus capable de marquer. Le seul problème est que Zuniga, peut-être le meilleur joueur du Napoli sur ce match, a alors moins de liberté pour monter et apporter de la largeur au jeu. Naples est terriblement de ses latéraux pour écarter le jeu et créer des dédoublements – sans eux, l'équipe semble impuissante.
Pour résumer, Mazzarri fait face à un dilemme sur ce match. Jouer avec le système qui correspond le mieux aux qualités de ses joueurs, ou jouer avec le système qui est le plus logique sur ce match? En général il se débrouille en déplaçant subtilement des joueurs tout en gardant son 3-4-1-2 de base, mais cette fois il a dû passer à une défense à 4. Mihajlovic n'a certes pas remporté le match, mais il a gagné la bataille tactique, d'où son appréciation finalement très postive de la prestation de ces joueurs.
Un match de début de saison l'an dernier entre ces deux équipes avait été très interessant tactiquement, car Walter Mazzari avait utilisé un système assymétrique face au 4-2-3-1 de la Fiorentina, Campagnaro montant face à Vargas en situation offensive, et laissant Maggio en charge du péruvien quand le ballon était florentin.
La Fiorentina joue désormais 4-3-3, et c'est sur l'autre flanc que l'attention se porte. Alessio Cerci reste haut et large sur le côté droit, parfois redescendant défendre sur Andrea Dossena, mais toujours en se plaçant dans une position permettant de partir rapidement en contre. Sa présence a l'effet important d'excentrer le nouveau défenseur du Napoli, Fideleff. Ce dernier a fait une erreur en milieu de semaine et parait nerveux sur ce match.
Le point important de ce match n'est pas le score final, ni même la domination d'une équipe ou d'une autre : c'est surtout la manière dont la formation de Naples a été distendue au point de se désintégrer, une chose que peu d'entraineurs ont réussi à faire au cours de l'année passée. Un facteur important dans cette désorganisation – bien que ce ne soit pas le seul – est le fait d'affronter une attaque à 3 utilisant toute la largeur, chose assez rare en Série A.
Fideleff est dans un état tel que Napoli a peur de le laisser en 1 vs 1 face à Cerci, qui a fait un très bon match, démontrant ses qualités de dribbleur et sa vitesse. En conséquence, Dossena doit souvent revenir au marquage de Cerci. Vargas jouant plus bas sur l'autre aile et suivant les mouvements de Juan Zuniga, le Napoli se retouve à 4 vs 2 (Campagnaro, Cannavaro, Fideleff etDossan vs Cerci et Jovetic). Campagnaro pourrait alors monter un peu plus pour réequilibrer la répartition des joueurs sur le terrain, mais les bons déplacements de Stevan Jovetic le font hésiter à quitter la défense.
Tout ceci se produit dans un match de contre-attaques, où la bataille du milieu (donc le nombre de joueurs qui y sont engagés) n'est donc pas déterminante. La Fiorentina profite d'un 3 vs 2 dans cette zone, Marek Hamsik restant assez large, et a dominé la possession de balle en 1ère période. Naples accepte cet état de fait, prêt à contrer, mais rencontre 2 problèmes : (a) La Fiorentina occupe bien le centre du terrain, rendant difficile les remontées de balle par l'axe (b) Les latéraux du Napoli n'ont pas de liberté – Dossena est toujours inquieté par Cerci, et Vargas traque Zuniga – bien que le Colombien réussisse un bon match.
Mazzarri fait deux changements pour mettre le Napoli au commandes. Fideleff ne dure que jusqu'à là 54ème minute remplacé alors par Salvatore Aronica, défenseur côté gauche experimenté qui est efficace dans ce rôle. C'est une illustration de la menace représentée par Cerci. Le remplacement suivant, à la 72ème, est l'aveu de la faillit du système des Napolitains. Goran Pandev remplace Dossena, Aronica se retrouve arrière-gauche, Zuniga arrière-droite et Napoli se retrouve alors en 4-2-3-1 / 4-2-4.
Défensivement, cela répond bien plus facilement au 4-3-3 de la Fiorentina, et le Napoli domine les 25 dernières minutes. Cerci devient peu dangereux et la Fiorentina ne semble plus capable de marquer. Le seul problème est que Zuniga, peut-être le meilleur joueur du Napoli sur ce match, a alors moins de liberté pour monter et apporter de la largeur au jeu. Naples est terriblement de ses latéraux pour écarter le jeu et créer des dédoublements – sans eux, l'équipe semble impuissante.
Pour résumer, Mazzarri fait face à un dilemme sur ce match. Jouer avec le système qui correspond le mieux aux qualités de ses joueurs, ou jouer avec le système qui est le plus logique sur ce match? En général il se débrouille en déplaçant subtilement des joueurs tout en gardant son 3-4-1-2 de base, mais cette fois il a dû passer à une défense à 4. Mihajlovic n'a certes pas remporté le match, mais il a gagné la bataille tactique, d'où son appréciation finalement très postive de la prestation de ces joueurs.

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